Cher été, chu écoeuré

Montréal, le 26 septembre 2017
39°C avec le fucking facteur humidex

Cher été,
tu ne fais que durer. Sérieux, je ne comprends vraiment pas pourquoi le monde capote sur toi. Tu nous fais suer dans le métro. Genre, ce n’est vraiment pas l’fun sentir la p’tite coulisse de sueur descendre dans l’dos vers mon derrière à 7h45 le matin. Quand j’arrive au bureau, mon produit capillaire a eu le temps de couler dans ma face pis j’ai l’air d’avoir couru le marathon Oasis, pis Dieu sait que jamais je ne ferai le marathon.

Tsé, t’étais ben cool quand j’étais plus jeune. Tu rimais avec les vacances de 2 mois et les escapades familiales à Wildwood. Là, je suis un adulte. Te rends-tu compte que je collectionne les ronds de sueur sur mes chemises? C’pas cool.

Je suis prêt pour des températures plus fraîches. Je suis prêt pour les braisés du dimanche accompagné d’une bouteille de Merlot. Je ne suis pu capable de manger de la salade pour pas réchauffer la cuisine. J’ai aussi hâte de porter mes chemises de chasse pis mes salopettes longues.

Pis non, je vais pas changer d’avis en février quand il fera super frette dehors. J’aime ça marcher à l’extérieur. Les cafés, les musées et les librairies sont tellement plus chill en hiver. L’été, on y va juste parce qu’il y a de l’air climatisé. Je m’ennuie de la magie de décorer pis de recevoir mes amis à souper.

Come on l’été, il est temps que tu décalisses pis qu’on passe à un autre appel. T’es usé pis tu nous fais suer.

Cher été,
chu écoeuré.

 

 

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Benoît Gorez

Fonctionnaire de jour, je blogue à 100 miles à l'heure pour découvrir des trucs qui vont m'allumer au max. J'aime le gin, les tacos, traverser les douanes et faire des jokes plates.

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