Pourquoi Montréal a encore besoin d’une fierté gaie?

Lorsque j’ai fait mon coming-out, j’avais 16 ans. J’étais au secondaire à l’an 2000. TQS commençait à diffuser la parade. Malgré tout le support de ma famille et de mes amis, j’ai quand même goûté à toutes les insultes possibles. Même si je me suis fait rentré dans des cases une coupe de fois, j’ai toujours su que c’était correct d’être gay.

16 ans plus tard, j’habite à Montréal. On dirait que les choses ont changé pour le mieux. Je vois des couples homos qui s’donnent des p’tits bisoux sur l’avenue Mont-Royal et j’assiste à des mariages où deux gars se marient.

Il y a des jours où je trouve qu’on a fait un grand chemin et d’autres, qu’on recule. Je pense à la tragédie d’Orlando, aux gens qui étaient sorti pour danser et célébrer en juin, le mois officiel de la fierté.

Je suis même pas capable de finir c’te billet là que j’ai les larmes aux yeux.

On aurait pu être dans c’te bar là.

Aujourd’hui, je deale encore avec cette tragédie. Je réalise qu’on a encore besoin d’une fierté gaie ou toute autre célébration qui fait de nous une communauté unique et égale aux autres.

Égaux. Nous sommes tous égaux.

Je pensais que j’étais nostalgique parce que j’en ai célébré en masse, des fiertés. Ben non, il y a une raison pour laquelle nous célébrons notre fierté. Et c’est ben année, ben… fêtons encore plus fort!

Bonne fierté Montréal. Je t’aime en maudit.

Photo : Benoît Gorez

avatar

Benoît Gorez

Fonctionnaire de jour, je blogue à 100 miles à l'heure pour découvrir des trucs qui vont m'allumer au max. J'aime le gin, les tacos, traverser les douanes et faire des jokes plates.

2 Comments
  1. Bonjour,
    Je salue ton authenticité!

Leave a Reply